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Remplacement de parlementaires

Depuis quelque temps, le bruit a couru dans la capitale que des CT et CST notamment issus du TGV et de l’UDR-C seront limogés. Pour le Conseil Supérieur de la Transition à Anosikely, ils sont environ au nombre d’une vingtaine. Joint par téléphone hier soir, l’ancien sénateur et membre démissionnaire du CST Sylvain Rabetsaroana a confirmé cette information. Pour son cas, il ne s’en soucie pas puisque étant candidat à la présidentielle, il a déjà déposé sa démission en tant que CST vers la fin du mois de mai pour le respect de la loi, selon ses explications. Il trouve normal le fait qu’il soit donc remplacé après cette démission. « Le CST compte quatre candidats à la présidentielle, avec l’ancien président de l’assemblée nationale Lahiniriko jean qui est aussi candidat ; nous sommes donc deux à être remplacés bien que ce dernier n’ait pas déposé sa démission. C’est là qu’il y a quelque chose qui mérite une attention particulière : pourquoi les CST candidats à la présidentielle Roland Ratsiraka et Clément Ravalisaona ne sont-ils pas aussi remplacés ? », se demanda-t-il.

Sylvain Rabetsaroana soulève cette question puisque ce limogeage ou remplacement, c’est selon, de CST s’apparenterait à une affaire de règlement de compte. En effet, d’autres membres, notamment ceux faisant partie de la commission d’enquête parlementaire, bien qu’ils ne soient pas candidats à la présidentielle, figurent sur la liste des limogés, entre autres René Rasolofo et Joseph Yoland. Selon Sylvain Rabetsaroana, le pouvoir craint surtout le fait que bien d’affaires notamment sur les exploitations illicites de bois de rose ne soient déballées au grand jour comme l’avait toujours annoncé la commission d’enquête parlementaire. « Les CST René Rasolofo et Joseph Yoland, tous deux membres actifs de la commission d’enquête parlementaire, et donc détenant ainsi plusieurs informations sur le trafic de bois de rose, risquent de gêner quelques hommes du pouvoir, je ne trouve aucune autre raison valable pour le pouvoir de justifier leur limogeage », s’est-il indigné. Pour beaucoup, et cela risque de créer des vagues dans les prochains jours, c’est effectivement un règlement de compte qui tombe mal et qui risque d’envenimer encore plus la situation actuelle.

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Sylvain Rabetsaroana
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Auteur : Sylvain Rabetsaroana